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Metteurs en scène

 
 
 
     
 

Hu Wei 胡伟

Présentation

par Brigitte Duzan, 14 décembre 2013

 

Hu Wei est l’un des ces jeunes réalisateurs chinois de la génération « post-80 » formés hors du moule de l’enseignement strictement chinois, dont le regard et l’esthétique témoignent d’une profonde originalité, nourrie de sources très diverses.

 

Un cursus en quatre étapes et deux courts métrages

 

Hu Wei est né en 1983 à Pékin. C’est là qu’il a commencé sa formation de cinéaste à l’Université normale de Pékin (北京师范大学) dont il est sorti au bout de quatre ans, en 2006. Il est ensuite venu en France poursuivre ses études.

 

En 2008, il a suivi un programme d’été de trois mois sur le documentaire, à la Femis, l’école nationale supérieure des métiers de l'image et du son, à Paris.  

 

Hu Wei

 

Pour son travail de fin d’études, il a réalisé un court métrage documentaire de 23’, « Sans toi » (没有你在), pour lequel il a suivi pendant plusieurs semaines une immigrée chinoise dans les rues de Paris :

 

Sans toi

 

arrivée en France depuis sept ans, mais ne parlant toujours pas français, elle vit, seule, sans papiers, en fouillant les poubelles des quartiers huppés de la capitale, et en revendant ses trouvailles au marché noir à Belleville, ce qui lui permet de payer les études de son fils en Chine – une « glaneuse » comme sortie de l’univers d’Agnès Varda. 

 

Le documentaire a été présenté en 2009 au festival Cinéma du réel à Paris.

 

Cette même année 2009, Hu Wei est entré à l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts, à Paris, pour suivre le programme post-diplôme La Seine. A la fin de ce cursus, il est ensuite allé à Tourcoing, au Studio national des arts contemporains Le Fresnoy qui héberge aussi un programme de formation dont l’objectif est surtout de permettre aux jeunes artistes sélectionnés de réaliser leurs propres œuvres avec des moyens techniques adéquats.

 

C’est dans ce cadre que Hu Wei a réalisé, en 2012, son premier court métrage de fiction, de 23’ : « Le propriétaire ». Le jour de la Fête du printemps, un immigré chinois à Paris entreprend des démarches pour obtenir sa carte de séjour, mais celles-ci échouent à cause d’un certification de domiciliation bientôt périmé. Il part alors en quête d’un certain Ding, dont dépend l’obtention du papier idoine, mais Ding est introuvable…

 

Le propriétaire

 

On est passé de l’univers de Varda à celui de Beckett, ou de Borges : l’homme sans nom poursuit sa quête avec une opiniâtreté sans émoi, même confronté à des événements étranges qu’il se borne à photographier, jusqu’à ce que les dernières séquences nous le montrent sous un jour plus inquiétant ; le film vire alors à la série noire, le superbe noir et blanc venant apporter une touche expressionniste qui renforce le malaise ; mais c’est surtout le malaise de ne pas réussir à cerner un personnage qui reste un mystère.

Avec ce court métrage, Hu Wei définit une méthode et un style : un scénario très bien écrit au départ, et une réalisation aux confins du documentaire et de la fiction, avec un sens consommé de l’image, dans une esthétique parfaitement adaptée à son sujet.

 

Le propriétaire, bande annonce http://vimeo.com/45499108

 

La lampe au beurre de yak…

 

La lampe au beurre de yak

 

C’est en 2010, et sur un scénario écrit dès 2004, que Hu Wei a commencé la préparation du court métrage de fiction qui, après bien des difficultés, est sorti en 2013 et a rencontré depuis lors un succès bien mérité dans nombre de festivals, après avoir été présenté à la 52ème Semaine de la critique au festival de Cannes : « La lampe au beurre de yak » (《酥油灯》).

 

Sans longueurs superflues – il ne dure qu’un petit quart d’heure – le film marque un pas supplémentaire dans la carrière de Hu Wei : il témoigne toujours d’une attention particulière au scénario, mais développe ici une conception artistique très personnelle, au confluent de la photographie, de l’image en mouvement et de l’art plastique. Il a été couronné du Prix du meilleur court métrage au festival du Golden Horse à Taipei, le 23 novembre 2013.

 

Et après

 

Hu Wei a des idées plein la tête. Pour l’immédiat (2014), il prépare un troisième court métrage de fiction, totalement différent : une histoire à la limite de la science fiction, reprenant un thème de la mythologie chinoise sur les errances de l’âme après la mort.

 

Conçu sur un thème chinois à la base, donc, mais liminal, et traité comme une aventure de l’imaginaire, le film sera tourné aux Etats-Unis, dans l’Oregon.

 

Et le projet suivant en est déjà à l’écriture du scénario : ce sera un long métrage….

 

 

 

 

 

 
     
     
     
     
     
     
     
     

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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