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Wang Bing 王兵

Présentation

par Brigitte Duzan, 11 mars 2012, actualisé 6 octobre 2016

 

Avec son premier long métrage, « A l’ouest des rails », Wang Bing (王兵) a tourné une nouvelle page de l’histoire du documentaire chinois. Obsédé par un sens incontournable d’une mission historique à accomplir, il n’en finit pas depuis lors de donner la parole aux oubliés de l’Histoire, la grande, la chinoise, celle qui fourmille de non-dits que personne ne veut trop bousculer, parce que c’est interdit et parce que c’est douloureux.

 

Comme son nom l’indique, Wang Bing est un soldat, mais du genre samouraï, un chevalier

 

Wang Bing à la Biennale de Venise en 2010

parti à la défense d’une immense armée de l’ombre condamnée à l’oubli par les absurdités d’un régime que personne n’a encore osé déclarer fautif à plus de trente pour cent. 

 

Longues années de formation

 

Enfance solitaire

 

Wang Bing est né dans le Shaanxi en 1967. Ses parents étaient originaires du centre du Shaanxi, la partie la plus riche de la province, avec une longue tradition agricole. Sa mère venait du district de Jingyang (泾阳县), à 80 kilomètres à l’est de Xi’an, son père du district de Zhouzhi (周至县), au sud de Xi’an, au pied des monts Qinliing. Mais ils sont allés s’installer à Xi’an dans les années 1950.

 

L’année de la naissance de Wang Bing, la seconde de la Révolution culturelle, les villes étant en proie aux luttes entre factions rivales de Gardes rouges, et dangereuses, tout le monde conseilla à ses parents de revenir à la campagne élever leurs enfants. Sa mère a donc emmené dans son village natal les deux enfants qu’elle avait alors, Wang Bing et sa sœur, née deux ans plus tôt. Ils sont donc tous les deux allés à l’école du village.

 

Puis, quand Wang Bing eut six ans, sa grand-mère paternelle est décédée. Le grand-père est resté seul, dans son village. Wang Bing a été envoyé vivre avec lui pour lui tenir compagnie. Il y est resté sept ans, seul avec lui. C’était une localité plus importante que le village de sa mère, c’est là qu’il a fait ses études primaires et les années de collège, revenant voir sa mère de temps en temps.

 

Travail à quatorze ans et éveil artistique

 

En 1981, alors qu’il avait quatorze ans, son père – qui était ingénieur dans un bureau d’architecture - a été tué dans un accident du travail. A l’époque, un règlement stipulait que le fils d’un travailleur décédé pouvait prendre le poste de son père. Wang Bing a donc commencé à travailler dans le bureau où travaillait son père, en commençant par des tâches fastidieuses. Mais il lui importait avant tout de pouvoir continuer ses études.

 

Dans le dortoir de célibataires où il vivait, les autres étaient, pour beaucoup, des jeunes diplômés qui étaient entrés à l’université après la Révolution culturelle. Chaque année arrivaient les meilleurs éléments de la nouvelle promotion, passionnés d’art et pleins d’ambition et de projets.

 

Pour Wang Bing, le travail était sans intérêt, mais, à leur contact, il a commencé à s’intéresser à l’art. L’architecture avait l’avantage d’être une discipline artistique, mais avec un côté scientifique et pratique, nécessitant des aptitudes logiques, différentes de celles d’une formation strictement artistique.

 

De l’architecture à la photo

 

Après avoir un temps songé à faire des études d’architecture, s’y être préparé jusqu’en 1984, il s’orienta finalement vers la photographie et la peinture. Mais il choisit la photographie pour ses études, parce que les critères d’admission en école d’architecture étaient très sévères, et qu’il n’avait pas le niveau en peinture. La photo fut donc le choix par défaut.

 

En outre, il avait un appareil depuis plusieurs années et avait commencé à prendre des photos, avant même de commencer à peindre. C’est ainsi que, en 1991, il entra à l’Institut des beaux-arts Lu Xun de Shenyang (dans le Liaoning), dans le département photo.

 

De la photo au cinéma

 

Il pensa changer et opter pour le cinéma dès sa seconde année d’étude à Shenyang. Il commença à acheter des livres sur le cinéma pour se préparer. Finalement, il ne le fit pas, mais décida de continuer ses études. La dernière année à l’Institut Lu Xun, il alla visiter l’Institut du cinéma de Pékin et demanda s’il pouvait s’inscrire pour un cursus d’un an en photographie.

 

Il suivit les cours une première année, et resta une deuxième année pour se familiariser avec la caméra… La photo, cependant, est restée fondamentale chez lui, mais, au-delà de l’image fixe, la caméra lui a apporté le mouvement, et la vie, et si le mouvement se fige souvent dans des plans interminables devenus partie intégrante de son style, c’est qu’ils ont aussi leur logique, au-delà de l’image.

 

Au final, ce sont cinq années d’études, de 1992 à 1997, qui sont ainsi venues compléter la formation pratique glanée au bureau d’architecture les dix années précédentes.

 

En 1997, il a fait ses débuts comme cameraman sur le tournage de la série télévisée en 18 épisodes « Campus Pioneer », et continue de travailler épisodiquement à la télévision, avant de se lancer, en 1999, comme documentariste indépendant. Sa carrière se déroule ensuite au gré d’œuvres originales qui ne se limitent pas au documentaire, et certainement pas au documentaire classique. Il s’agit de documenter le présent, et le souvenir du passé.

 

Un long regard sur le monde

 

A l’ouest des rails 

 

Alors qu’il est encore étudiant photographe, il décide d’aller vivre dans un vieux quartier industriel de Shenyang, il y reste trois ans et, attiré par l’atmosphère de désolation qui y régnait, filme en DV la vie des ouvriers de ce quartier en pleine restructuration. Ainsi naît le monumental documentaire, unique dans l'histoire du cinéma chinois indépendant, intitulé « A l'Ouest des rails » (《铁西区》), qui est le nom du quartier.

 

Brutality Factory

 

En 2007, Wang Bing tourne un court métrage pour répondre à une commande ; il s’agit de l’un des six courts métrages regroupés sous le titre « O Estado do Mundo », projet qui visait à confronter six regards sur l’état du monde. Les autres films sont signés Apichatpong Weerasethakul, Vicente Ferraz, Chantal Akerman, Pedro Costa et Ayisha Abraham.

 

 

A l’Ouest des rails, l’afffiche

 

« Brutality Factory » n’est plus un documentaire, c’est une mise en scène du souvenir, d’une histoire qu’on lui a racontée, une histoire de fantômes qui hantent les lieux ; en ce sens, c’est une préfiguration de ce que sera « Le fossé ». Le film part d’images sorties des rushes du précédent documentaire : des vues d’immenses usines vétustes ; puis la caméra s’insinue dans l’un de ces gigantesques bâtiments pour filmer ce qui se révèle être une session de « lutte » : une femme est torturée pour qu’elle divulgue des renseignements sur son mari.

 

Brutality Factory

 

« Brutality Factory » peut être vu comme un pendant au « Tarrafal » de Pedro Costa, évocation de la colonie pénale portugaise créée en 1936 pour détenir les prisonniers politiques, et appelée le "camp de la mort lente". Mais, stylistiquement, le film souffre de la comparaison avec ce court métrage qui fait lui aussi revivre des fantômes, mais de façon originale ; il souffre surtout de la confrontation avec le court métrage réalisé par Chantal Ackermann, « Tombée de nuit sur Shanghai » : trois ou quatre longs plans,

tournés en extérieur dans le port de Shanghai, sans aucune parole, images d'images projetées un peu partout sur les façades des gratte-ciels ou sur les bateaux qui passent, écrans géants qui se transforment en une fresque géante du monde qui est le nôtre, un monde d’images dont Shanghai est l’emblème…  

 

 
Extrait

 

He Fengming

 

En fait, « Brutality Factory » témoigne de l’obsession avec l’histoire occultée qui a commencé à s’emparer de Wang Bing au moment où il a réalisé un autre exercice de mémoire : « He Fengming, chronique d'une femme chinoise » (《和凤鸣》).

 

« He Fengming » est le long récit d’une femme qui raconte les persécutions dont elle a été victime pendant la période maoïste. Revenant au style dépouillé de son premier documentaire, Wang Bing ne se permet aucune fioriture : sa caméra filme sans effets superflus la vieille dame

 

Wang Bing avec He Fengming

racontant son passé dans le huis clos de son appartement, dans un recueillement uniquement rompu, vers la fin, par la sonnerie du téléphone qui rappelle brusquement l’existence du monde extérieur.

 

Il y a là une recherche sur la mémoire du passé qui va devenir le leitmotiv de l’œuvre de Wang Bing. Mais le style adopté ici, d’une totale austérité, est parfaitement adapté à son sujet, d’un ascétisme esthétique qui décuple la force du récit.

 

Crude Oil

 

Crude Oil

 

Le troisième opus de l’œuvre documentaire de Wang Bing est sorti en 2008 : « Crude Oil » (《采油日记》) est à nouveau un « docu-fleuve », comme « A l’ouest des rails », et même beaucoup plus long encore : quatorze heures cette fois. Tourné dans le désert de Gobi, côté Mongolie intérieure, le film suit la routine quotidienne d’un groupe d’ouvriers qui travaillent sur un forage pétrolier. C’est du « documentaire créatif », avec très peu de mouvements de caméra, qui incite à s’abandonner à une sorte de mélancolie réflexive devant la beauté des cadrages. 

  

Si le style a gardé son austérité, le sujet, cependant, a évolué. Il ne s’agit plus de traquer le souvenir et les vestiges du passé, mais de documenter le présent, en l’occurrence le monde industriel d’aujourd’hui, et l’on se dit dès lors que la réflexion sur le passé n’était sans doute qu’un prélude à une meilleure compréhension du présent. L’esprit collectif a disparu, le travail est aujourd’hui contractualisé, éclaté, les contrats sont de plus en plus temporaires, le lieu de travail n’a plus de rapport, ou très peu, avec la vie personnelle. Dans « A l’ouest des rails », c’était tout le système d’organisation holistique du travail qui était en train de disparaître, dans « Crude Oil », le travail moderne est devenu un système fractionné, impermanent, déshumanisé et sans sécurité.

 

L’argent du charbon 

 

« L’argent du charbon » [1] s’inscrit dans cette recherche sur le présent, le présent d’une Chine livrée à la loi brutale du marché. Wang Bing a accompagné des chauffeurs routiers qui transportent du charbon de mines du Shanxi jusqu’à leur point de livraison, à Tianjin, mais cela pourrait être n’importe où tant l’endroit semble lunaire. Et c’est d’ailleurs bien mieux ainsi, dans

 

L’argent du charbon

ce sombre anonymat : le film y prend une dimension emblématique.  

 

Ce documentaire relativement court, un peu moins d’une heure, semble être une échappée accidentelle au sein d’une œuvre protéiforme [2], comme si, brusquement, Wang Bing avait agi sous le coup d’une inspiration soudaine : le film prend l’allure d’un road movie sur une route défoncée, à la recherche du meilleur prix pour écouler la cargaison. C’est un petit précis sur l’art de vendre du charbon, mais aussi sur la mentalité des acteurs du secteur. Et l’on sait gré à Wang Bing d’avoir su éviter ce qui est devenu le cliché habituel : la litanie sur les conditions de travail des mineurs.

 

Il arrive avec un œil nouveau, qui se pose sur la filière en aval de la mine, sur ces acteurs dont on ne parle pas, et qui, vivant dans des marges artisanales des débuts de l’ère industrielle, doivent arriver à dégager un profit entre les propriétaires des mines et les revendeurs du charbon, souvent des femmes d’ailleurs, après avoir payé toutes les taxes et amendes imaginables sur le parcours. On a l’impression d’une course au bout de l’enfer, dans un paysage où tout est noirci par le charbon, jusqu’aux visages et aux esprits. La vie est réduite à cette course permanente : il s’agit juste de rentrer dans ses frais, dégager une petite marge, et repartir. La famille, de temps en temps, appelle sur le portable…

 

Du coup, le style est différent : la caméra, ici, est portée et extrêmement mobile, elle est au plus près des corps, des visages ; on a l’impression d’être embarqué dans le périple, cahoté sur la route, présent dans ces marchandages qui n’en finissent pas pour gagner une dizaine de yuans supplémentaires. On en sort avec des courbatures à l’âme, surpris de ne pas avoir à s’essuyer le visage pour en effacer les traces de charbon et subjugué par les images chaotiques d’un univers dantesque qui ne saurait mieux exprimer les excès inhumains du capitalisme chinois qui n’est en fait, au bout du compte, que le capitalisme des origines.

 

Extrait

 

L’homme sans nom

 

Wang Bing s’est ensuite attardé un instant sur un exercice de style : « L’homme sans nom » (《无名者》).

 

On voit un homme sortir d’un trou, couvert de terre, se mettre debout et s’éloigner, suivi de la caméra qui lui emboîte le pas, au même rythme. Il transporte de sacs de terre, qu’il déverse sur le sol gelé et tasse, consciencieusement ; il coupe du bois, récupère l’eau de pluie, se livre à diverses occupations quotidiennes minutieuses, apparemment bien réglées, mais énigmatiques. Il erre dans des ruines de villages, en ramassant des détritus de ci de là, fantôme en quête de survie, mutique, mais dans un univers où chaque son prend une importance décuplée, du bruit des pas à celui de la cuillère dans la casserole, sur fond de cacophonie urbaine estompée hors champ, comme si cela n’avait rien à voir avec cet homme, seul avec lui-même.

 

L’homme sans nom, l’afffiche

 

L’homme sans nom (photo Chantal Crousel)

 

C’est l’exact inverse de He Fengming : une présence qui ne dévoile rien, réduite à la surface de gestes ordinaires, et qui nous laisse imaginer comment leur donner un sens, quête où l’on s’épuise vite, car l’homme apparaît justement comme l’image dérisoire d’un monde qui n’en a pas. « L’homme sans nom » a la beauté d’une épure [3].

 

Le fossé

 

En voyant ensuite son film suivant, on réalise que, pendant tout ce temps-là, Wang Bing a été habité, obsédé par une pensée récurrente : filmer l’indicible, surgi des souvenirs de He Fengming - c’est-à-dire le sort, occulté par l’histoire officielle, réservé aux intellectuels condamnés pour « droitisme » en 1958, envoyés dans des camps et laissés là, à mourir à petit feu, dans des conditions infrahumaines.

 

Pour ce faire, Wang Bing est revenu à 

 

Le fossé

la forme de « Brutality Factory » : la fiction, mais une fiction nourrie par la recherche sur « L’homme sans nom ». « Surprise » de dernière minute de la Biennale de Venise en 2010, « Le fossé » (《加边沟》) a choqué, suscité enthousiasme et rejet, et n’a cessé depuis lors de provoquer commentaires et débats. Il vaut certainement réflexion.

 

Evénement au Centre Pompidou :

Wang Bing – Jaime Rosales : cinéastes en correspondance, du 14 avril au 17 mai 2014

 

Il s’agit d’une « correspondance filmée », avec rétrospectives intégrales, installations et rencontres. Dans la rétrospective des œuvres de Wang Bing figurent en particulier trois films : « Crude Oil », qui était inédit en France, ainsi que les vidéos « Père et fils » (父与子) et « Traces » (遗址). Parallèlement, pour la 1ère fois dans le monde, est présenté son travail photographique, sous forme de trois séries.

 

Rencontre Wang Bing-Jaime Rosales, avec Emmanuel Burdeau

et Pascale Wei-Guinot (interprète de Wang Bing)

 

Wang Bing et Jaime Rosales se sont connus à Paris, en 2004, dans le cadre de la Résidence de la Cinéfondation du Festival de Cannes, et ils ont vécu dans le même appartement pendant quatre mois, en partageant repas, rencontres et impressions sur le cinéma malgré les difficultés de communication. Leurs deux premiers films, « À l’ouest des rails » et « Les Heures du jour », étaient sortis en France à peu près à la même époque. C’était la première fois que Wang Bing quittait la Chine et travaillait avec des étrangers. 

 

Jaime Rosales a adressé une première « lettre » à Wang Bing en 2009 : « T4 – Barajas Puerta J 50 ». Un film sur la société de consommation : un grand aéroport avec beaucoup de monde qui consomme. Pour la forme, un plan séquence en panoramique avec un téléobjectif où le son ne suivait pas l’image. Tourné en 35 mm, en un seul jour. 

 

Wang Bing répond avec “Happy Valley 喜洋塘 (18’, 2009). 

C’est un film inspiré du roman Histoire de dieu” (《神史》), de Sun Shixiang (孙世祥), mort en 2001, qu’un ami lui a fait découvrir en 2005. « J’ai lu pas mal de romans chinois, explique-t-il, mais celui-ci m’a beaucoup ému, je suis resté plongé dans le silence pendant plusieurs jours. » C’est un roman important mais méconnu. C’est pourquoi en 2009, alors qu’il venait de terminer le tournage du « Fossé », Wang Bing s’est rendu dans la région natale de Sun Shixiang pour se recueillir sur sa tombe. Sur le chemin du retour, il est passé par « Happy Valley » (喜洋塘). C’est là qu’il rencontré les trois fillettes. Il

 

 

Happy Valley 1

avait un mini caméscope et a filmé quelques images en passant. Quelques années plus tard, il est revenu les filmer ; c’est devenu « Les Trois sœurs du Yunnan ». 

 

Réponse de Jaime Rosales à « Happy Valley » : Red Land (avril 2011).

Rosales s’aventure lui aussi dans des reliefs – ceux, andalous, autour des mines du Rio Tinto, dans la province de la Huelva. Les images d’archives de la mine évoquent les documentaires de Wang Bing, mais le présent du lieu, dans le film de Rosales, est fait d’oubli : parcouru par des adolescents en sortie scolaire, cet ancien lieu de labeur est traversé avec indifférence. L’homme et l’environnement ne sont que juxtaposés, le temps d’une visite. Le loisir a remplacé le labeur. 

 

Rencontre avec Wang Bing

 

Rencontre entre Wang Bing et Jaime Rosales, animée par Emmanuel Burdeau

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cKxeAGA/rqK77L

 

Trois sœurs  

 

Trois sœurs

 

C’est en septembre 2012 que « Trois sœurs » (《三姊妹》) a été présenté à la 69ème édition du festival de Venise dans la section Orizzonti. Il a obtenu le prix du meilleur long métrage dans cette section.

 

 

A la folie

 

En 2013 sort son documentaire sur la vie dans un asile psychiatrique du Yunnan, intitulé à l’origine ‘Til Madness Do Us Part’, et baptisé en français « A la folie » (《疯爱》).

 

A la suite de ce documentaire, il en prépare un nouveau sur des jeunes migrants de Shanghai, en les suivant quand ils reviennent chez eux.

 

Les deux documentaires qui suivent sont directement dérivés du tournage de « « Trois sœurs », comme l’est « A la folie » lui-même.

 

A la folie

 

Ta’ang

 

Ta’ang

 

C’est en février 2016, à la Berlinale, qu’est présenté en première mondiale, le documentaire « Ta’ang » (《德昂》) sur des groupes de Birmans de la minorité ta’ang chassés de chez eux, à la frontière avec le Yunnan, par les combats des forces gouvernementaux contre des éléments allogènes de ces minorités nationales.

 

Après avoir été présenté dans un grand nombre de festivals internationaux, de Hong Kong à

Locarno et Toronto, le film sort le 26 octobre 2016 sur les écrans français.

 

Bitter Money

 

C’est également en tournant « Trois sœurs » que Wang Bing a rencontré les trois jeunes travailleurs migrants qui sont le sujet de son documentaire « Bitter Money » (《苦钱》), en compétition à la Biennale de Venise en septembre 2016, dans la section Orizzonti.

 

Le documentaire y a obtenu le prix du meilleur scénario.

 

Bitter Money

 


 

Filmographie

 

Documentaires

 

2003       A l'ouest des rails (《铁西区》) (554’)

2007       He Fengming, chronique d'une femme chinoise 《和凤鸣》 (184’)

2008       Crude Oil 《采油日记》 (840’)

2008       L’argent du charbon 《煤炭钱》ou《乌金》 (53’)

2009       L’homme sans nom 《无名者》 (97’)

2009       Happy Valley 喜洋塘 (18’)

2012       Trois sœurs 《三姊妹》 (153’)

2012       Alone 孤独 (89’)   (version courte de Trois soeurs)

2013       ‘Til Madness Do Us Part/ A la folie 《疯爱》 (227’)

2016       Ta’ang 《德昂》 (148’)

2016       Bitter Money 《苦钱》 (155’)

 

Fiction

 

2007       Brutality Factory 《暴力工厂》  (13’)

2010       Le Fossé (《夹边沟》) (113’)

                                                                                                   

Vidéo d’art documentaire

 

2014       Traces遗址 (25’)

2014       Father and Son 父与子 (40’)

 


 

[1]  Il n’y a qu’un titre français au générique du film tel qu’il a été présenté dans le cadre du festival Cinéma du Réel, en mars 2009 au centre Georges Pompidou à Paris. Il s’agit d’une production française, de la société Les Films d’Ici, en partenariat avec le musée du Quai Branly et Arte France. Le documentaire fait partie de la collection « L’usage du monde », née en 2006 d’un accord de coproduction entre le musée du quai Branly et Arte France, prévoyant la réalisation de deux films par an pendant trois ans, soit une collection de six films documentaires. Le film a cependant un titre chinois : 《煤炭钱》méitànqián ou encore《乌金》wūjīn.

[2] Il s’agit en fait d’un projet incomplet, qu’il n’a eu ensuite ni le temps de compléter, ni les fonds pour le faire. Le format était imposé par le projet.

[3] « L’homme sans nom » a fait l’objet d’une exposition à la galerie Chantal Crousel (octobre/décembre 2009).

 

 

 

 

 

 

 

 
     
     
     
     
     
     
     
     

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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