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Le « Confucius » de Hu Mei : une relecture de l’histoire qui revendique le réalisme

par Brigitte Duzan, 18 octobre 2013

 

Le « Confucius » (《孔子》) réalisé par Hu Mei (胡玫) est une superproduction de 22 millions de dollars, pour laquelle se sont associées deux grosses sociétés de production : le groupe China Film (中国电影集团公司), sous la houlette de Han Sanping (韩三平), et la société honkongaise Dadi Entertainment (大地娱乐有限公司).

 

Le tournage a commencé en mars 2009 dans le Hebei, et le film devait sortir en fin d’année, pour la commémoration du 60ème anniversaire de la fondation de la République populaire ainsi que les célébrations du 2 560ème anniversaire de Confucius. Finalement repoussée au 14 janvier 2010, la sortie du film a suscité de vives controverses, de tous côtés, pour l’image très particulière qu’il propose du grand penseur de l’antiquité chinoise.

 

Un Confucius peu orthodoxe

 

 

Confucius

Un scénario globalement assez fidèle à l’histoire

 

Le film de Hu Mei commence par une séquence nous montrant un Confucius âgé, qui se remémore son passé. Le film procède ensuite par flashes back. Nous le retrouvons jeune, dans son Etat natal de Lu (鲁国), promu ministre de la Justice et aussitôt confronté à un problème éthique : le cas d’un jeune serviteur condamné à être enterré vivant avec son maître qui vient de mourir.

 

Confucius et sa femme

 

Mais ce sont surtout des problèmes politiques qui vont nourrir sa réflexion tout au long de sa vie, passée à errer d’un Etat à l’autre, à la recherche d’un emploi auprès de l’un des souverains des multiples Etats qui se font une guerre perpétuelle, dans l’espoir d’éliminer leurs rivaux. Car nous sommes pendant la période des Printemps et Automnes (春秋), qui va de 771 à 481, c’est-à-dire de la fin de la primauté de la dynastie des Zhou à l’ascension au pouvoir du clan de Tian dans l’Etat de Qi.

 

Né en 551, Confucius meurt en 479 : il est un parfait exemple de l’évolution de la pensée politique de l’époque. Mais, malgré les diverses tentatives pour établir un semblant de stabilité et d’ordre dans les relations interétatiques, la période est marquée par une lutte sans fin, où des penseurs comme Confucius n’ont guère de chance de se faire entendre, la sagesse n’étant pas de mise, l’essentiel étant de liquider l’adversaire. A défaut d’obtenir un poste ministériel, Confucius réussit à former un petit groupe de disciples fidèles, mais  sans que l’on puisse vraiment parler d’une école.

 

Finalement, vagabond amer et sans le sou, Confucius revient à la fin de sa vie dans son Etat de Lu, où il se met à la rédaction de ses « Annales des Printemps et Automnes » pour léguer à la postérité l’histoire de cette période troublée, en espérant que le livre lui gagnera quelque influence dans l’avenir. C’est sur ces images que le film s’achève, en revenant à son point de départ, et en respectant les grandes lignes de l’histoire officielle.

 

Là où le film dévie de cette histoire, c’est dans le traitement du personnage de Confucius.

 

Mais un Confucius désacralisé

 

Le film nous montre un Confucius aux antipodes du penseur et du sage lettré de la tradition. Les textes nous disent peu de choses de sa famille, juste qu’il s’est marié à dix-neuf ans avec une jeune fille nommée Qiguan (亓官) et qu’il a eu un fils

 

La cuisine familiale

un an plus tard. Le film brode allègrement sur l’ambiance familiale, en présentant un Confucius attaché à sa femme, et celle-ci se partageant entre la cuisine et son métier à tisser. 

 

Mais ce sont surtout les aptitudes martiales de Confucius dans le film qui ont choqué les puristes, et la famille Kong en particulier. Le penseur habituellement dépeint sous un jour austère est en effet présenté comme un bon vivant et bon archer, capable de se battre quand c’est nécessaire, bref un personnage en phase avec son temps. Cette image a été renforcée par le choix de l’acteur pour interpréter le rôle : Chow Yun-fat (周润发), plus connu pour ses rôles dans des films de kungfu que dans ceux d’Ann Hui ou Ang Lee.

 

Confucius avec ses « disciples »

 

Le principal scénariste, Chen Han (陈汗), a défendu ce choix en expliquant que Confucius vivait dans l’époque troublée des Printemps et Automnes, il était donc normal que le film comporte pas mal de scènes d’action, et que Confucius ne soit pas présenté sous l’aspect du sage lettré conforme à la tradition, mais de manière plus réaliste, comme un personnage bien vivant, archer et conducteur de char par la force des choses.

 

Cette nouvelle approche du personnage peut en effet se concevoir dans le contexte de l’époque, mais le film a quelque peu exagéré cet aspect, en s’attachant à une reconstitution historique voulue la plus fidèle possible, comme dans un bon feuilleton télévisé. Ce qui est encore plus contestable, et tire le film vers une esthétique bon marché, c’est en particulier l’accent mis sur un épisode marginal de la vie de Confucius : sa rencontre avec Nanzi.

 

Humain, trop humain

 

Il s’agit d’un épisode qui tient en deux lignes dans les Analectes et que l’on passe d’ordinaire sous silence parce que, outre le fait qu’il est peu explicite, il n’apporte pas grand-chose à sa pensée, ce qui est tout de même le plus intéressant.

 

L’épisode en question se passe alors que, vers 496 avant Jésus-Christ, déjà âgé et lassé de ne pas être écouté chez lui, dans l’Etat de Lu, Confucius décide d’aller visiter d’autres Etats pour tenter d’obtenir un poste officiel. Le premier Etat où il se rend

 

Etude des textes

est celui de Wei (魏国), où, en arrivant, il a un premier entretien avec l’épouse du duc régnant, Nanzi (南子), célèbre pour son inconduite notoire, allant de l’adultère et de l’inceste à l’intrigue de palais. L’épisode est sobrement relaté en ces termes dans les Analectes :

         « 子见南子,子路不说。孔子矢之曰:“予所不者,天厌之!天厌之! »

                                                                                      《论语·雍也》   

Ce que Séraphin Couvreur a traduit ainsi :

« Le Maître visita Nanzi. Zilu en fut mécontent. Le Maître dit, en prononçant une imprécation :

« Si j’ai mal fait, que le Ciel me rejette ! que le Ciel me rejette ! »         (VI.26)

Traduction qu’il a complétée par celle du commentaire de Zhu Xi (néo-confucéen de la dynastie des Song du Sud) qui explique la démarche de Confucius :

Nanzi, femme de Ling, prince de Wei, avait une conduite déréglée. Confucius étant arrivé à la capitale de Wei, Nanzi l’invita à aller la voir. Confucius s’excusa d’abord ; puis, contraint par la nécessité, il alla visiter la princesse. Anciennement, celui qui exerçait une charge dans une principauté devait, d’après les usages, faire visite à la femme du prince. Zilu, ne connaissant pas cette coutume, trouvait que c’était une honte de visiter cette femme perverse.

 

La séquence a suscité de vives critiques des cercles confucéens avant même que le film ne sorte, car, selon certaines sources, le scénario prévoyait des scènes plus osées que le texte classique ne le laissait supposer, d’où la publication sur internet d’une lettre ouverte signée d’une quarantaine d’associations et groupes confucéens de tous horizons rappelant la réalisatrice et son équipe à leur devoir de

 

 

Nanzi

respecter et l’histoire et « le saint homme » en évitant de « profaner » son image :   

         “须尊重历史,宜敬畏圣人”..并强调孔子的“圣人”形象不可亵渎..

 

L’entrevue avec Nanzi

 

Finalement, le face à face avec la sulfureuse Nanzi est traité sur un mode très respectueux, voire humoristique, qui se veut respecter un certain réalisme historique, comme le film dans son ensemble. Mais la séquence est mal intégrée dans le reste du film, et donne trop l’impression d’une scène imposée pour attirer le public, et d’abord le public chinois.

 

Elle est simplement révélatrice de la philosophie générale qui a présidé à la

conception du projet : Confucius n’est ni le Christ ni Bouddha ni un saint quel qu’il soit, c’est un homme qui a vécu dans une période troublée qui a déterminé sa vie et sa pensée. Plutôt Jésus, donc, que le Christ.

 

C’est ce personnage très humain que le régime chinois propose maintenant comme modèle culturel, en choisissant dans sa pensée ce qui convient le mieux à son projet de développement « harmonieux ».

 

Une superproduction ambitieuse

 

Les autorités chinoises, par le biais de China Film, ont réuni un budget qui devait permettre de produire un de ces films historiques qui ont toujours un grand succès en Chine. On en a réuni les ingrédients essentiels, mais la sauce n’a pas pris.

 

Mise en scène à la John Woo et stars de choc

 

Hu Mei a tenté de d’adapter sa mise en scène au projet ainsi conçu en adoptant

 

Des Etats en guerre permanente

un style qui rappelle celui de John Woo (吴宇森) dans « Les Trois Royaumes » (ou « Red Cliff » 《赤壁》), nombre d’éléments y renvoient, à commencer par son scénariste déjà cité, Chen Han (陈汗). Mais il est bien plus proche, en fait, de l’esthétique des séries télévisées qu’elle a réalisées ces dernières années.

 

Troupes en marche

 

Le choix des deux principaux acteurs va dans le même sens : Zhou Xun (周迅) pour interpréter Nanzi et surtout Chow Yun-fat (周润发) dans le rôle de Confucius. Si la première est parfaite dans son rôle, mais en décalage total par rapport au reste du casting, ce qui était inévitable, le second peine à convaincre ; on voit constamment l’acteur derrière son personnage. D’ailleurs, une enquête préalable, réalisée pendant l’été 2008, avait montré que les spectateurs chinois auraient

majoritairement préféré un acteur du continent pour interpréter ce rôle.

 

Quant à Chow Yun-fat lui-même, interrogé sur les raisons qui l’avaient poussé à accepter ce rôle, il a répondu par une boutade : « Bof, a-t-il dit lors d’une interview, moi je n’avais pas tellement envie de le faire, c’est ma femme qui m’y a poussé, c’est elle qui s’occupe de mes finances. »

 

Quoi qu’il en soit, son choix est la plus grosse erreur du film ; elle lui enlève dès le départ toute crédibilité. Mais il est représentatif de son optique générale.

 

Aspects techniques soignés

 

Il faut cependant noter, au crédit du film, ses grandes qualités techniques, et la qualité de la photographie, en particulier. Elle est signée du chef opérateur hongkongais Peter Pau (鮑德熹), celui-là même qui a travaillé avec Ang Lee pour « Tigre et Dragon » (《卧虎藏龙》) - film qui lui a valu l’Oscar du meilleur directeur de la photo en 2000, et qui compte d’ailleurs … Chow Yun-fat parmi ses quatre acteurs principaux.

 

Confucius au milieu des combats

 

La référence est donc implicite, mais on peine à retrouver dans « Confucius » le Peter Pau de « Tigre et Dragon » ; l’esthétique est plutôt celle des films suivants auxquels il a collaboré, « The Forbidden Kingdom » (功夫之王) par exemple, de Rob Minkoff avec Jackie Chan et Jet Li.

 

Un Confucius sachant tirer à l’arc

 

Quant à la musique de « Confucius », elle est de Zhao Jiping (赵季平), le compositeur des musiques de la plupart des films de Zhang Yimou à partir du « Sorgho rouge » (红高粱) , mais aussi de celle du film de John Woo, « les Trois Royaumes »… Là encore, le film joue sur les références liminaires.

 

Mais la musique est aussi utilisée pour appâter le public : c’est la reine de la pop chinoise Faye Wong (王菲 Wáng Fēi)  qui interprète le thème principal du film. Au-

delà de ses rôles dans les films de Wong Kar-wai, « Chungking Express » (《重庆森林》) et « 2046 », elle est surtout en Chine une vedette adulée de la chanson dont les fans attendaient avec impatience le retour sur la scène. Le 18 mai 2008, elle avait participé au grand show organisé afin de récolter des fonds pour venir en aide aux sinistrés du séisme du Sichuan, mais c’était resté une exception. Elle avait disparu de la scène musicale depuis six ans, refusant même de participer à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin.

 

C’est donc en fanfare qu’elle fit soudain son retour avec la chanson de « Confucius », intitulée « La complainte de l’orchidée » (《幽兰操》yōulán cāo), dont le texte est une adaptation d’un poème datant des Tang.

 

La complainte de l’orchidée

 

Il s’agit d’un poème du poète et essayiste Han Yu (韩愈 768 - 824) dont l’histoire est intimement liée à Confucius, et, en ce sens, il est très bien choisi.

 

Mais aussi musicien

 

D’abord, Han Yu était un confucianiste convaincu, farouchement opposé au développement du bouddhisme, et en particulier au culte des reliques, ce qui faillit lui coûter la vie. Pour lui le bouddhisme et le taoïsme étaient des doctrines subversives et dangereuses pour la moralité publique, tandis que l'éthique confucéenne était la base de la stabilité politique et sociale. Il fut d’ailleurs la figure tutélaire du renouveau confucéen sous les Song.

 

Par ailleurs, le poème lui-même est censé avoir été écrit par Confucius en personne alors qu’il revenait de l’Etat de Wei pour rentrer chez lui. Comme mentionné plus haut, il s’était rendu à Wei pour tenter d’y diffuser sa doctrine et obtenir un emploi, mais en vain ; de là, il alla donc visiter d’autres Etats et ne revint à Lu que dix ans plus tard, Gros Jean comme devant, pour enterrer sa femme. Le poème est donc empreint d’une double tristesse : tristesse de ne pas avoir réussi à décrocher un poste ministériel, et en être réduit à errer comme un chien, et tristesse d’avoir perdu son épouse.

 

Confucius âgé, toujours en voyage

 

On dit que, sur le chemin, il vit une orchidée en fleur, et que, s’étant arrêté, il sortit alors son qin pour composer ce poème en musique – c’est d’ailleurs de là que vient le titre, cāo signifiant jouer d’un instrument à cordes pincées comme le qin.  Le poème est construit sur une série d’allusions et de parallélismes, entre l’orchidée et l’homme de bien, la nature et les sentiments du voyageur (1).

 

Le texte du poème a été adapté pour éliminer le caractère allusif qui en rendait le

sens obscur, tout en ajoutant des idées différentes, plus en ligne avec l’image de Confucius développée dans le film (2).

 

Les aspérités du texte ont été élaguées dans la chanson, et la mélodie très douce est accompagnée au guqin, ce qui est en soi un clin d’œil à l’histoire. On la doit à un musicien de rock, Ou Ge (讴歌), qui a, entre autres, composé les musiques des cérémonies de lancement des films « Red Cliff » (《赤壁》) et « The City of Life and Death » (《南京!南京!》). C’est Faye Wong qui l’a contacté, juste après avoir été approchée par l’équipe du film…

 

On perçoit ainsi le travail qui a été réalisé dans la préparation de ce film. Il est à noter que le texte de la chanson a été conspué par les spécialistes de poésie ancienne qui en ont dénoncé les fautes de tons et de rimes. Il s’agissait surtout de faire une chanson percutante pour la promotion du film. En ce sens, le travail réalisé pour la chanson est assez caractéristique du style général du film.

 

Agé et amer

 

La complainte de l’orchidée, thème musical du film, par Faye Wong

 

Au total

 

Au total, ce « Confucius » (3) reste un film typique des grosses productions qui cherchent à conquérir facilement le public tout en lui transmettant un message. Celui-ci, dans le cas présent, n’est même pas codé, il est directement transcrit dans l’un des slogans promotionnels du film, transformant le vénérable penseur traditionnellement qualifié de « maître modèle de tous les temps » (万世师表 wànshì shībiǎo) en… « maître de kungfu » (“功夫孔子gōngfu kǒngzi) !

 

Bande annonce

 

 

 

Notes

(1) Le poème :

兰之猗猗,扬扬其香。L’orchidée est éclose, et répand son parfum alentour.

不采而佩,于兰何伤。Si personne ne la cueille, quel mal pourrait-il lui échoir ?

今天之旋,其曷为然。Je reviens aujourd’hui, mais pour quelle raison ?

我行四方,以日以年。J’ai parcouru la terre entière, des années durant.

雪霜贸贸,荠麦之茂。Neige et givre en abondance, végétation luxuriante.

子如不伤,我不尔觏。Si tu n’es pas triste, point besoin d’aller te voir.

荠麦之茂,荠麦有之。Végétation luxuriante, récoltes abondantes.

君子之伤,君子之守。Un homme de bien, même affligé, reste égal à lui-même.

(2) Le texte de la chanson :

兰之猗猗,扬扬其香。  lánzhī yīyī, yángyáng qíxiāng.               Même sens que le poème

众香拱之,幽幽其芳。  zhòngxiāng gǒngzhī, yōuyōu qífāng                   rajouté

不采而佩,于兰何伤?  búcǎi érpèi, yúlán héshāng ?                          inchangé

以日以年,我行四方。  yǐrì yǐnián, wǒxíng sìfāng.                              inversé

文王梦熊,渭水泱泱。  wénwáng mèngxióng, wèishuǐ yāngyāng.          rajouté

采而佩之,奕奕清芳。  cǎi’ér pèizhī, yìyì qīngfāng.                              modifié

雪霜茂茂,蕾蕾于冬,  xuěshuāng màomào, lěilěi yúdōng,                    id.

君子之守,子孙之昌。  jūnzi zhīshǒu, zǐsūn zhīchāng.                           id.

- Le deuxième vers double simplement le premier, au lieu d’introduire une idée nouvelle comme dans le poème.

- Le premier vers du deuxième quatrain est totalement nouveau : c’est une allusion au roi Wen des Zhou, son « rêve des ours » (梦熊) étant un rêve prémonitoire annonçant la naissance d’un fils, et donc la prospérité symbolisée par les quatre caractères suivants : les eaux abondantes de la rivière Wei. Cette idée reprend un aspect de la doctrine confucianiste : l’accent mis sur l’importance de la descendance et des liens familiaux – idée reprise dans le dernier vers, qui modifie totalement le sens du poème initial : si l’homme de bien reste égal à lui-même, ce sera bénéfique pour ses descendants.

Le sens du poème a ainsi été modifié pour se couler dans l’image de Confucius véhiculée par le film. On a là, en quelques lignes, un exemple intéressant de la manière dont est traitée l’histoire en Chine, par glissement sémantique graduel.

(3) ce « Confucius », car il en existe un autre, celui de Fei Mu (费穆), intitulé, lui, « Kongfuzi » (《孔夫子》), et produit par la Minhua (民华影业公司) en 1940. Il fut conçu et réalisé pendant la guerre à

Hong Kong où Fei Mu et son producteur Jin Xinmin s’étaient réfugiés. Longtemps considéré comme perdu, il a été retrouvé et restauré : c’est un film en noir et blanc, à la mise en scène d’une grande austérité. L’exact opposé du film de Hu Mei.

 

 

 

 

 

 

 

 
     
     
     
     
     
     
     
     

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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