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« Tharlo » : subtil jeu sur le réel et le symbolique par un Pema Tseden au sommet de son art

par Brigitte Duzan, 08 septembre 2015, actualisé 11 novembre 2016

 

Sorti en première mondiale le 4 août 2015 à la 72ème Biennale de Venise, dans la section Orizzonti, « Tharlo » (《塔洛》) est le premier film de Pema Tseden (万玛才旦) adapté de l’une de ses nouvelles [1]. Ce n’est pas sa seule originalité.

 

Film d’une esthétique austère comme une épure, tourné en noir et blanc, mais avec des acteurs connus dans le monde tibétain du Qinghai, « Tharlo » apparaît comme un tournant dans l’œuvre cinématographique du réalisateur, tout en poursuivant la réflexion entamée dès 2005 avec son premier long métrage, « Le silence des pierres sacrées » (《静静的嘛呢石》).

 

« Tharlo » a été produit par Heaven Pictures, et les droits de distribution du film à l’international (hors Chine) ont été achetés par Asian Shadows, c’est-à-dire Isabelle Glachant ; c’est une bonne nouvelle pour un film exigeant, mais, comme « Old Dog », apte à plaire à un large public.

 

Affiche du film

 

De la nouvelle au scénario

 

« Tharlo » (《塔洛》) est l’une des nouvelles les plus récentes de Pema Tseden, publiée en 2012. Ecrite en chinois, dans un style réaliste très vivant, avec un brin d’humour, elle fait partie d’une série de récits, écrits à partir du début des années 2010 : ancrés dans la vie quotidienne du peuple tibétain d’aujourd’hui, ils forment une galerie de portraits hauts en couleur qui, d’un ton apparemment neutre, sans émotion superflue, dressent cependant un tableau en profondeur de la société tibétaine contemporaine et de sa culture, en s’interrogeant sur son devenir, à un moment critique de son histoire.

 

La nouvelle

 

La nouvelle commence par quelques paragraphes introductifs qui définissent et situent le personnage. Nous sommes au village, le chef du commissariat du district vient recenser la population ; réunion générale, on appelle Tharlo, personne ne répond… Personne ne sait de qui il s’agit, pas même le chef de village. En fait, Tharlo est un orphelin, un berger qui n’est connu que de son seul surnom, « Petite-Natte » (小辫子), son seul signe identitaire et distinctif.

 

Pour se faire établir une pièce d’identité, il est envoyé au commissariat, où il ébahit le commissaire par son étonnante mémoire : mémoire qui lui permet de garder en tête le compte exact des moutons qu’il a en charge, les siens et ceux qui lui sont confiés, mais aussi de réciter par cœur, du début à la fin, le célèbre discours de Mao qu’il a appris à l’école primaire, « Servir le peuple » (为人民服务) [2]

 

C’est ce discours qui forme le noyau thématique de la nouvelle. Tharlo en a fait sa règle de conduite : servir le peuple, en gardant consciencieusement ses moutons, afin que, lorsqu’il mourra, comme l’a dit Mao, sa mort ne soit pas « aussi légère qu’une plume d’oie sauvage » (轻于鸿毛), mais « aussi lourde que le mont Tai » (重于泰山).

 

C’est un être d’une grande pureté, qui a vécu seul avec ses moutons en pleine montagne depuis l’âge de quinze ans, et qui n’est pas prêt à affronter la ville. Or, quand il arrive, il faut d’abord qu’il se fasse faire une photo d’identité, et, pour cela, la photographe l’envoie d’abord se faire laver les cheveux dans la boutique en face.

 

Or la jeune coiffeuse est jolie, moderne et délurée. Elle le séduit tout doucement, l’emmène au karaoké, le ramène ivre chez elle, et, le matin au réveil, lui susurre son rêve : s’évader de ce petit bled minable, aller à Lhassa, et de là partir à Pékin, à Shanghai, à Canton, à Hong Kong. Son rêve de voyage, Tharlole prend au premier degré, et retient ce qu’elle lui a dit : avec l’argent de ses moutons, ils peuvent le faire.

 

Et il revient un mois plus tard, avec l’argent. Elle commence par lui couper sa natte et lui raser la tête, puis le ramène au karaoké. Nouvelle nuit bien arrosée. Mais, au petit matin, quand Tharlo se réveille, dégrisé, l’argent a disparu, et la fille aussi…   

 

Quand il revient au commissariat récupérer sa carte d’identité, il a conscience d’être devenu un « mauvais élément », mais le commissaire le trouve plutôt mieux ; le problème, c’est qu’il ne ressemble plus à sa photo : il est envoyé s’en faire faire une autre…. Le drame reste latent.

 

Le scénario

 

Le scénario reprend la trame de la nouvelle, mais avec quelques modifications qui en changent quelque peu la tonalité : il commence de même sur un ton humoristique, avec un Tharlo en Candide dans la ville, mais cet humour subtil se charge peu à peu d’inquiétude, jusqu’à céder la place à un sentiment d’angoisse désolée quand le piège se referme sur le berger et que l’on comprend qu’il n’a pas d’échappatoire. « Tharlo » est l’histoire d’une lente descente aux enfers, sinon d’une mort annoncée.

 

Pema Tseden a épuré sa narration en supprimant les éléments incidents. Il a commencé par supprimer l’introduction au village et débute tout de suite avec la séance du commissariat. C’est donc Tharlo lui-même qui explique, en quelques mots, son identité et la raison de sa présence au commissariat. Une différence essentielle apparaît tout de suite : Tharlo a largement dépassé la trentaine ; c’est un homme solitaire, marqué par l’existence, et d’autant plus fragile en ville.

 

Cette fragilité est aggravée par une sensibilité qui apparaît beaucoup plus que dans la nouvelle, soulignée en particulier dans la séquence du karaoké, où il se révèle avoir non seulement une bonne mémoire, mais en plus un certain talent musical. Sensibilité qui lui fera ensuite apprendre par cœur des chants d’amour du répertoire traditionnel tibétain. On a là une subtile satire du décalage culturel entre le pâtre à l’ancienne et la jeune coiffeuse dans sa modernité superficielle ; cette satire sera tout aussi subtilement développée dans une séquence ultérieure de concert de pseudo rap tibétain où Tharlo est entraîné malgré lui.

 

Pour souligner un autre décalage, celui entre la montagne et la ville, des séquences ont été par ailleurs ajoutées pour dépeindre l’univers de Tharlo. Si, au début, le village a été escamoté, comme immatériel pour lui, en revanche, des séquences dans la montagne le montrent au quotidien, seul au milieu de son troupeau de moutons. Pema Tseden a fait construire pour cela une cahute en tous points semblables à celles où vivent les bergers comme Tharlo dans sa région natale, où il est revenu tourner. Le scénario donne ainsi un contexte réaliste et concret au personnage, alors que, dans la nouvelle, il n’était qu’évoqué. Le contraste est visuel, et d’autant plus fort.

 

Une séquence a même été rajoutée dans ce contexte, pour montrer Tharlo pris à parti et giflé par le propriétaire de moutons tués par un loup pendant son sommeil, alors qu’il avait bu pour calmer la toux compulsive provoquée chez lui par la fumée de cigarette – humiliation agissant sans doute ensuite comme un élément supplémentaire dans sa décision de vendre les moutons pour aller rejoindre la jeune coiffeuse.

 

Le reste suit la même logique implacable que dans la nouvelle, mais avec une conclusion bien plus sombre, plus désespérée. Quand la nouvelle laissait la conclusion ouverte, celle du scénario ne laisse guère d’espoir pour le berger, comme, implicitement, pour le mode de vie et la culture qu’il représente. En ce sens, la conclusion de « Tharlo » semble être dans la continuation de celle de « Old Dog ».

 

Le film le plus réussi de Pema Tseden à ce jour

 

Tout, dans « Tharlo », contribue à faire de ce film une réussite, au niveau de la forme autant que du fond, et d’abord le choix fondamental : celui du noir et blanc.

 

Le choix du noir et blanc

 

Le noir et blanc transpose et sous-tend dans le domaine visuel le travail d’épure de la ligne narrative. Il ne s’agit pas de charmer l’œil par de superbes images, mais de coller au plus près de la réalité du terrain, qui n’a rien des clichés touristiques : la montagne est austère, la ville grise, pleine de poussière au moindre souffle de vent. Le film a été tourné au mois de mai, on a l’impression d’être encore à la fin de l’hiver.

 

Ce n’est donc pas, non plus, un noir et blanc expressionniste, aux contours bien

 

Pema et l’actrice Yangshig Tso à la 72ème Biennale

tranchés. C’est un noir et blanc un peu gris, un peu triste, qui tend vers le morne et l’obscur. D’ailleurs une bonne partie des séquences dans la montagne se passent la nuit, à la lumière d’une bougie qui éclaire à peine, dans ses pourtours immédiats. La ville est triste, la montagne désolée. On a le sentiment que le printemps n’a pas de sens dans ce pays.

 

Une mise en scène inventive

 

Noir et blanc austère, mais formidable inventivité de la mise en scène, comme pour compenser. Le film progresse séquence par séquence, leur tonalité suivant la marche vers l’abime du scénario. 

 

Tharlo arrivant au poste de police

avec son agneau dans sa gibecière

 

La première séquence est un petit chef d’œuvre d’humour, avec, accompagnant le générique, la récitation psalmodiée comme un sutra bouddhique du discours de Mao, par un Tharlo plus vrai que nature, transportant en bandoulière, dans sa gibecière, un agneau qu’il nourrit au biberon.

 

La séquence de la photo qui suit est une autre scène d’anthologie, avec changement de vêtements pour la photo devant une toile de New York en arrière-plan : le couplede Tibétains se retrouve engoncé

dans des  frusques occidentales qui ne leur vont pas, mal à l’aise devant l’appareil qui les photographie devant la statue de la Liberté. La séquence rappelle le court métrage de Hu Wei (胡伟), « La lampe au beurre de yak » (《酥油灯》), mais réduit à une dimension symbolique.

 

Chaque séquence apporte ainsi un élément significatif supplémentaire. La narration se construit de la sorte par sauts quantitatifs, approfondissant peu à peu la réflexion et nouant le drame, jusqu’au dernier, qui semble mener à l’abîme. Il faut admirer, entre autres, la grande retenue des scènes entre Tharlo et la coiffeuse, où le sentiment affleure dans les interstices d’une tension palpable, et où le geste semble friser l’impossible.

 

Une interprétation réaliste et sensible

 

Discussion avec le commissaire

 

Chez la coiffeuse, image dans le miroir, cadrage asymétrique

 

Pour ce film, autre innovation dans son œuvre, Pema Tseden a choisi non seulement des acteurs professionnels, mais des acteurs connus et très populaires dans le monde tibétain du Qinghai. Et d’abord, dans le rôle fondamental de Tharlo, Shide Nyima [3], plus vrai que nature. Il a même accepté de se faire lui-même couper les cheveux et raser la tête pour les besoins du film.

 

Il est un grand acteur de télévision, mais c’est la première fois qu’il tournait au cinéma, un film loin des intrigues romantiques des feuilletons télévisés habituels. Il est lui-même originaire du Qinghai, et il semble retrouver là ses racines ancestrales. Pourtant, il lui a fallu une journée entière pour s’acclimater à sa cahute de berger, dans la montagne, trouver le bon rythme et l’intérioriser. Son regard est plus éloquent que ses paroles.

 

Le rôle de la coiffeuse est interprété par une jeune chanteuse et actrice, également venue de la télévision : Yangshik Tso. Sachant comment elle est capable de chanter, la séquence du karaoké en prend une dimension d’autant plus ironique. Elle aussi a le verbe rare ; son jeu très tendu suggère plus qu’il ne montre.

 

Notons, dans le rôle du commissaire, une autre trouvaille qui a son pesant d’humour : l’acteur Tashi, célèbre pour ses interprétations du président Mao à la

 

Au karaoke

télévision. On sourit malgré soi en le voyant représenter l’autorité et écouter admiratif la tirade de Tharlo récitant « Servir le peuple ».

 

Quant au chanteur qui vient donner un concert dans la ville, c’est un chanteur tout aussi célèbre : Dekyi Tsering, représentant du rap tibétain.

  

Excellente qualité technique

 

Seul avec ses moutons

 

Les aspects techniques sont tout aussi étudiés, en particulier la photographie et le montage. Le montage est signé Liao Ching-song (廖庆松), grand spécialiste qui a réalisé, entre autres, les montages de nombreux films de Hou Hsiao-hsien, dont le dernier, « The Assassin » (《刺客聂隐娘》).

 

La photographie, enfin, est signée Lü Songye (吕松野) ; il est encore peu connu, mais son travail est superbe. Il a soigné ici ses compositions pour en faire des tableaux précisément cadrés, dans une parfaite

asymétrie, où un cadre de porte s’insère sur le fond d’un mur trop uniforme, où un détail du décor vient reléguer en marge le sujet central, le regard se retrouvant en déséquilibre, dans un effet de tension supplémentaire.

 

Les scènes de nuit dans la montagne, en particulier, sont l’objet de cadrages inhabituels - un pied nu en premier plan émergeant de la semi-pénombre, scandant la musique de la radio, un pylône électrique entr’apercu dans l’obscurité, rompant l’immensité du paysage.

 

Le travail sur l’image en noir et blanc – rappelant Dreyer et Ozu - est un travail sur l’aspect emblématique des choses ; il s’intègre parfaitement dans l’esthétique

 

Quand Tharlo se fait couper sa natte et raser la tête

générale du film, qui tend vers le symbolisme.

 

Un film qui tend vers le symbolisme

 

Séquence finale

 

Le film est fondé sur une symbolique qui agit à tous les niveaux, par l’allusion: symbolisme de l’image, symbolisme du discours, des acteurs, des situations… et même du paysage.

 

Car le paysage même n’est pas neutre. La montagne porte la marque de l’atteinte de la modernité, qui passe par l’arrivée du courant électrique. Un immense pylône trône devant la cahute de Tharlo, reléguant les sommets enneigés dans le lointain ; il est toujours présent comme

une ombre dans l’obscurité de la nuit. Par ailleurs, une photo est prise à travers une clôture de fils de fer : autre symbole, beaucoup plus ténu celui-ci, de la présence chinoise – ce sont les Chinois qui ont fait parceller et clore la prairie d’altitude [4].

 

Le symbolisme traduit, sous divers aspects, l’évolution des mœurs, des modes de vie et des mentalités dans la population tibétaine, évolution qui provoque des confrontations constantes et douloureuses entre générations et entre tradition (tibétaine) et modernité (occidentale) : symbolisme de (la statue de) la Liberté, des succédanés de costumes occidentaux qui font apparaître les deux Tibétains comme des marionnettes déguisées, symbolisme du discours de Mao et de l’acteur qui en est le sosie, et surtout symbolisme des cheveux.

 

Shide Nyima sur le tournage, plus vrai que nature

 

Cet aspect symbolique est comme un rappel du mythe de Samson, et un souvenir de la dynastie des Qing. Privé de sa natte, le crâne rasé, Tharlo ne se reconnaît plus ; personnage anonyme, orphelin sans patronyme connu par son seul sobriquet faisant de sa natte l’élément déterminant de son identité, Tharlo est dépossédé de celle-ci en perdant ses cheveux. Et cette perte d’identité ne pourra être compensée par le papier qu’on lui promet, dont la preuve identitaire passe par une photo qui déjà est obsolète.

 

 

L’équipe du film, avec Pema au centre (avec en arrière-plan la toile du Potala utilisée dans la séquence de la photo)

 

 

L’une des images symboliques les plus fortes du film est celle où, Tharlo ayant déposé les liasses de billets provenant de la vente des moutons sur la table de la coiffeuse, devant la glace où ils se réfléchissent, ils sont bientôt remplacés par la masse de ses cheveux coupés, une fois l’opération de rasage terminée… Mais, dans l’histoire, si la coiffeuse a gagné l’argent, Tharlo, lui, a tout perdu.

 

Opération de séduction aussi illusoire que la modernité. Tout le drame du Tibet moderne dans une poignée de cheveux. Et, au-delà du Tibet, drame de toutes les cultures locales et populaires dans le monde d’aujourd’hui. « Tharlo » est un film symbolique qui vise à l’universel.

 

Trailer

 

Primé à Vesoul

 

« Tharlo » a été couronné de deux prix à l’issue du Festival international des Cinémas d’Asie de Vesoul, en février 2016 : le Cyclo d’or, décerné par le jury international présidé par le réalisateur sud-coréen Im Sang-soo, et le prix Inalco.

 

Sortie en Chine en décembre 2016

 

Après une tournée de projections aux Etats-Unis et à Hong Kong pendant l’année 2016, « Tharlo » va sortir sur les écrans chinois début décembre.

 

A cette occasion, une nouvelle affiche a été réalisée, dans un style totalement différent de celle du festival de Venise qui avait été reprise dans tous les festivals jusque-là. La nouvelle affiche est particulièrement adaptée au public chinois et met l’accent sur l’humour du personnage, plutôt que sur les aspects sombres de son histoire.

 

Nouvelle affiche

Dans la bulle :
他抢任他抢,Il vole, laisse le voler,
我卖我的羊!Moi je vends mon agneau !

 


 


[1] Nouvelle éponyme écrite en chinois, traduite en français par Brigitte Duzan, et publiée dans le recueil « Neige » (Philippe Picquier, 2012).

[2] Discours prononcé le 8 septembre 1944, l’un des plus célèbres prononcés par Mao : discours en hommage au soldat Zhang Side, qui venait de mourir, mais discours fondateur qui énonce l’un des principes fondamentaux du Parti communiste chinois.

[3] En fait il est aussi écrivain, poète, et réalisateur à l’occasion. Il a été le premier artiste tibétain en résidence au Smithsonian Center for Folklife and Cultural Heritage.
Il a été interviewé à New York, en septembre 2016 :
http://www.folklife.si.edu/talkstory/2016/tibetan-folklore-in-film-an-interview-with-shide-nyima/

[4] On retrouve le symbole dans une autre nouvelle de Pema Tseden : « Huit moutons » (八只羊), où la clôture devient un élément récurrent de la narration. Voir « Neige », pp. 153-172.

 


 

A lire en complément
 

L’annonce du début du tournage de Tharlo : www.chinesemovies.com.fr/actualites_222.htm


Deux interviews en anglais, en marge de la Biennale de Venise
- Une interview de Pema Tseden à propos de Tharlo
www.eyeforfilm.co.uk/feature/2015-09-07-pema-tseden-interview-about-tharlo-tibet-alienation-and-censorship-feature-story-by-amber-wilkinson
- Une interview de Yangshik Tso (sur identité, rapacité et travail avec Shide Nyima) :
www.eyeforfilm.co.uk/feature/2015-09-07-yangshik-tso-interview-about-tharlo-identity-greed-and-working-with-shide-nyima-feature-story-by-amber-wilkinson
 

- L’analyse de Diego Semerene pour Slant Magazine (27 septembre 2016) qui commence par un superbe parallèle avec « L’Aurore » de Murnau (1927), sans s’arrêter au seul point de vue du noir et blanc : www.slantmagazine.com/film/review/tharlo

Pour mémoire :

 

L’Aurore


 

 

 

 

 
 
     
     
     
     
     
     
     
     

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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